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Guide pratique

Journée de solidarité 2027 : date, rémunération et règles

La date, les 7 heures non rémunérées, le temps partiel et le changement d'employeur : ce que prévoit le Code du travail pour la journée de solidarité.

7 hnon rémunérées (mensualisé)
17 mailundi de Pentecôte 2027
0heure supplémentaire générée
1refus possible : second employeur

À retenir : la journée de solidarité est une journée de travail de 7 heures non rémunérée, réduite proportionnellement à temps partiel. Le lundi de Pentecôte 2027 est le 17 mai, mais l'employeur peut choisir un autre jour.

La date en 2027

Le lundi de Pentecôte 2027 tombe le 17 mai (voir notre calendrier des jours fériés 2026 et 2027). C'est le jour le plus souvent associé à la journée de solidarité, mais il n'est pas obligatoire : une actualité de Service-Public le rappelle dans son titre (« la journée de solidarité, ce n'est pas forcément le lundi de Pentecôte »). Je n'ai pas pu ouvrir cette page : vérifiez le jour retenu dans votre entreprise (accord collectif, note de service, convention collective).

Ce que dit le Code du travail

D'après les articles L3133-7 à L3133-10 du Code du travail sur Légifrance (version en vigueur au 31 octobre 2026) :

SujetRègle
PrincipeLa journée de solidarité est, pour les salariés, une journée supplémentaire de travail non rémunérée. Pour les employeurs, elle prend la forme d'une contribution financière.
Salarié mensualiséLe travail effectué dans la limite de 7 heures pendant cette journée n'est pas rémunéré.
Forfait en joursPas de rémunération dans la limite de la valeur d'une journée de travail.
Temps partielLa limite de 7 heures est réduite proportionnellement à la durée contractuelle.
Heures supplémentairesCes heures ne s'imputent ni sur le contingent annuel d'heures supplémentaires, ni sur les heures complémentaires, et ne donnent pas lieu à repos compensateur obligatoire.
Changement d'employeurUn salarié qui a déjà accompli sa journée de solidarité dans l'année et en doit une nouvelle chez un nouvel employeur : les heures sont rémunérées, comptent dans le contingent d'heures supplémentaires et ouvrent droit au repos compensateur obligatoire. Il peut refuser cette journée, sans que ce refus soit une faute ou un motif de licenciement.

ExempleUn salarié à temps partiel de 24 heures par semaine, pour une durée à temps plein de 35 heures : 7 h × 24 ÷ 35 = 4,8 heures, soit 4 h 48. C'est le calcul de proportionnalité usuel ; confirmez-le auprès de votre service paie ou de votre convention collective.

Qui décide du jour ?

Selon la version du Code du travail que j'ai pu consulter (datée de 2016, non confirmée à ce jour), les modalités sont fixées par accord d'entreprise ou d'établissement, à défaut par accord de branche, puis, sans accord, par l'employeur après consultation des représentants du personnel. La numérotation et la rédaction ont pu évoluer : demandez la règle en vigueur à votre employeur ou lisez votre convention collective. Un salarié ne peut pas fixer lui-même le jour.

Et sur la fiche de paie ?

La journée de solidarité n'ajoute pas de ligne de salaire : les 7 heures sont travaillées sans rémunération supplémentaire. Si vous la travaillez un jour qui était jusque-là chômé, votre salaire mensuel ne change pas. Pour vérifier un bulletin, voir notre guide de la fiche de paie et le simulateur d'heures supplémentaires.

À vérifier : je n'ai pas indiqué le taux de la contribution employeur ni les règles propres aux fonctionnaires et aux agents publics, faute de source consultée.

Questions fréquentes

Quelle est la date de la journée de solidarité en 2027 ?

Elle n'a pas de date nationale obligatoire. Le lundi de Pentecôte, souvent retenu, tombe le 17 mai 2027, mais votre employeur peut en choisir un autre selon l'accord collectif applicable.

La journée de solidarité est-elle payée ?

Non : dans la limite de 7 heures pour un salarié mensualisé, le travail accompli n'est pas rémunéré (article L3133-8 du Code du travail).

Comment se calcule la journée de solidarité à temps partiel ?

La durée de 7 heures est réduite proportionnellement à la durée contractuelle de travail.

Peut-on refuser la journée de solidarité ?

Pas dans le cas général. Seul le salarié qui a déjà accompli une journée de solidarité dans l'année et à qui on en demande une nouvelle après un changement d'employeur peut la refuser, sans faute ni licenciement possible.

La journée de solidarité compte-t-elle comme des heures supplémentaires ?

Non, dans la limite de 7 heures (ou de la durée proportionnelle à temps partiel) : elle ne s'impute ni sur le contingent d'heures supplémentaires ni sur les heures complémentaires.

Sources

Pour aller plus loin

Les informations de cette page sont indicatives et n'ont pas de valeur juridique. Les règles peuvent varier selon votre commune et votre activité : confirmez-les auprès de votre mairie, de la CCI ou d'un professionnel avant d'engager des frais. Cette page est indépendante : aucun produit n'y est vendu ni recommandé.