Accueil › Guides pratiques › Rupture conventionnelle et maladie

Rupture conventionnelle pendant un arrêt maladie ou un mi-temps thérapeutique

Mis à jour le

Un employeur peut-il vous proposer une rupture conventionnelle alors que vous êtes en arrêt maladie ou en temps partiel thérapeutique ? Oui, sous conditions. Voici ce que dit la règle, les risques et les points à vérifier avant de signer.

À retenir : la rupture conventionnelle est possible pendant un arrêt maladie ou un temps partiel thérapeutique, à condition que votre accord soit libre et éclairé. En cas de pression, de fraude ou de vice du consentement, elle peut être annulée par le juge.

1. Est-ce autorisé ?

Aucun texte n’interdit de conclure une rupture conventionnelle avec un salarié dont le contrat est suspendu pour maladie. Les juges l’admettent, sauf fraude ou vice du consentement. Le simple fait que l’employeur propose une rupture pendant un arrêt maladie n’est pas, en soi, une preuve de discrimination liée à la santé : le juge examine le contexte.

Le temps partiel thérapeutique (ou « mi-temps thérapeutique ») ne suspend pas le contrat : vous travaillez à temps réduit pour raison médicale. La rupture conventionnelle y est possible aux mêmes conditions de liberté du consentement.

2. Ce qui peut faire annuler la rupture

Gardez la trace des échanges : courriels, SMS, comptes rendus d’entretien. Ils sont déterminants en cas de litige.

3. L’indemnité : au moins l’indemnité légale de licenciement

L’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l’indemnité légale de licenciement (article L1237-13). Tout est négociable au-dessus de ce minimum, et une convention collective peut prévoir mieux.

Point d’attention : le salaire de référence ne doit pas être minoré à cause de la maladie. Pendant un arrêt ou un temps partiel thérapeutique, la rémunération perçue est souvent réduite. Faites vérifier la base retenue par l’employeur : on compare normalement la moyenne des 12 derniers mois et celle des 3 derniers mois, et la plus favorable est retenue. Les périodes de maladie peuvent nécessiter un traitement particulier ; en cas de doute, demandez conseil à un syndicat, à un conseiller du salarié ou à un avocat.

Simulez l’indemnité minimale avec votre salaire habituel pour comparer à l’offre reçue.

4. Chômage et revenus après la rupture

5. Délais de la procédure

Toutes les étapes sont détaillées dans notre guide sur le délai de rétractation et les démarches.

6. Avant de signer : liste de contrôle

Lettres utiles : demande de rupture conventionnelle, rétractation, demande de temps partiel thérapeutique.

Textes de référence

Dernière vérification des règles : .

Utiliser le simulateur gratuit

Pour obtenir une estimation adaptée à votre situation, utilisez l’outil dédié, puis vérifiez le résultat au regard de votre convention collective.

Accéder au simulateur de rupture conventionnelle

Où vérifier les règles officielles ?

Guides liés

Questions fréquentes

Mon employeur peut-il me proposer une rupture conventionnelle pendant mon arrêt maladie ?

Oui, aucun texte ne l’interdit. Mais vous restez libre de refuser, et la rupture peut être annulée en cas de fraude, de pression ou de vice du consentement.

La rupture conventionnelle est-elle possible en mi-temps thérapeutique ?

Oui. Le contrat n’est pas suspendu, vous travaillez à temps réduit pour raison médicale. Les conditions de liberté du consentement sont les mêmes.

L’indemnité est-elle calculée sur mon salaire réduit ?

Elle ne doit pas être minorée à cause de la maladie. Faites vérifier le salaire de référence retenu et demandez conseil si l’écart avec votre salaire habituel est important.

Puis-je me rétracter après avoir signé ?

Oui, pendant 15 jours calendaires à compter de la signature, par lettre recommandée ou remise en main propre contre décharge.

Information : ce contenu est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Les règles peuvent évoluer ; vérifiez toujours les sources officielles à la date de votre démarche.